Quel Homme serait celui qui ne chercherait pas à rendre le monde meilleur ?
Un roi peut déplacer un homme, un père peut mander un fils. Même si des rois ou des puissants commandent tes mouvements, tu demeures seul gardien de ton âme. Devant Dieu, il ne servira à rien de dire : « D’autres m’ont dit d’agir ainsi », ni que la vertu n’était pas de mise à ce moment-là, car c’est insuffisant.
Annexe Cabine s'ancre aux côtés des projets qui visent à repenser un secteur entier. À travers ses métaphores et sa manière cryptique de décrire la réalité par le biais de contes et d'histoires. La marque questionne les codes de son secteur, les remet en question et pousse l'interlocuteur à s'interroger sur sa consommation ;
D'où viennent les matières, quelles distances ont-elles parcourues pour me parvenir ? Dans quelles conditions les vêtements ont-ils été fabriqués et pourquoi sont-ils proposés à ce prix-là ? À quels coûts me parvient-il et à cette valeur, est-ce vraiment une affaire ?
Elle considère que l'individu doit se pousser au questionnement et à la remémoration. À la pleine conscience des conséquences individuelles, aux changements d'habitudes et au boycott. Refuser de penser, d'agir, c'est être coupable.
Par son charme, son ton et sa singularité, elle veut rendre la mode engagée désirable du grand public pour infléchir les tendances délétères de la société.
" J'applique les marges minimum du secteur, aujourd'hui les volumes sont trop petits pour pouvoir proposer du made in France cool à des prix vraiment attractifs. Mais je compte bien réduire les coûts pour réduire le prix final. Sans concession sur la qualité du produit évidement. [...] C'est essentiel de pouvoir toucher le maximum de personnes possible, à quoi ça sert d'habiller la minorité des plus privilégiées ? Le luxe est ridicule, tout comme la fast fashion. Notre secteur fait rêver alors qu'il est insensé. "
Mot du Fondateur
L'Homme cherche à dominer tout ce qu'il rencontre. Je suppose que c'est une tendance naturelle pour nous d'aspirer à la maîtrise de notre environnement. Mais cela ne devrait pas inclure les autres êtres humains. Chaque jour, de plus en plus de personnes sont enrôlées – par la tromperie ou par la force. D'autres, bien que pas aussi fermement emprisonnés, sont amenés à se sentir comme si leur vie ne valait rien.
QUATRE TÊTES À DÉCAPITER
Trop d'années à musarder. L'armure et l'épée étaient empoussiérées. Hors de céans, elle guette, salive de sang, ses crocs nous déchirent. Aiguilles brandies comme des lames, les mains avancent dans la gueule de l’hydre. Géante devenue proie, un dard s’enfonce dans les écailles.
GUERRE
Par André Breton, 1942
Je regarde la Bête pendant qu'elle se lèche
Pour mieux se confondre avec tout ce qui l'entoure
Ses yeux couleur de houle
[...]
Celle qui arrête toujours l'homme
[...]
Car la phosphorescence est la clé des yeux de la Bête
Qui se lèche
Et sa langue
Dardée on ne sait à l'avance jamais vers où
Est un carrefour de fournaises
D'en dessous je contemple son palais
[...]
Les pustules de la Bête resplendissent de ces hécatombes de jeunes gens dont se gorge le Nombre
Les flancs protégés par les miroitantes écailles que sont les armées
Bombées dont chacune tourne à la perfection sur sa charnière
Bien qu'elles dépendent les unes des autres non moins que les coqs qui s'insultent à l'aurore de fumier à fumier
[...]
J'ai cru que la Bête se tournait vers moi j'ai revu la saleté de l'éclair
[...]
Dans les cordages de ses vaisseaux à la proue desquels plonge une femme que les fatigues de l'amour ont parée d'un loup vert
Fausse alerte la Bête garde ses griffes en couronne érectile autour des seins
J'essaie de ne pas trop chanceler quand elle bouge la queue
Qui est à la fois le carrosse biseauté et le coup de fouet
Dans l'odeur suffocante de cicindèle
De sa litière souillée de sang noir et d'or vers la lune elle aiguise une de ses cornes à l'arbre enthousiaste du grief
En se levant avec des langueurs effrayantes
Flattée
La Bête se lèche le sexe je n'ai rien dit
Version du poème avec des vers retranchés